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Lui dire : "Au revoir" avant son dernier souffle.

par M-Th.Borras Pdte. CVS Familles des résidents de Pech Dalcy.

Extrait du site : http://free.geriatrics.overblog.com/

Comment dire au revoir à un proche qui va mourir ( 1 /2)

25 Août 2015, 06:40am

Publié par Papi

Dire au revoir est difficile : il est inutile de penser que l’inspiration viendra spontanément. Des personnes ayant connu cette épreuve ont bien voulu faire partager leurs expériences, dire ce qu’elles étaient heureuses d’avoir pu faire et surtout regrettaient de ne pas avoir fait. Plusieurs gériatres et spécialistes en soins palliatifs ont aussi donné leurs points de vue.

Ne pas attendre le dernier moment.

Personne ne peut prédire le moment précis du dernier souffle et un certain nombre de choses importantes doivent être dites. Par exemple :”je t’en prie pardonne moi, merci, je t’aime”.

On ne doit pas cacher qu’on sait que la fin est proche.

Echappez à la conspiration du silence. La personne en fin de vie a généralement conscience de son état. Si elle a l’impression que personne ne s’en rend compte, elle aura tendance à être anxieuse et inquiète, se sentira abandonnée : « ils s’occupent de leurs problèmes, pour eux je suis déjà partie ». Avec une sorte de prémonition, elle parlera souvent de voyager, d’aller voir un endroit précis. On peut enchainer en décrivant un voyage calme, facile, tranquille.

Elle a souvent des choses à dire avant le grand départ mais n’a personne à qui se confier. Il est donc important de se montrer un auditeur attentif.

Tous les professionnels soulignent l’importance du contact physique qui est loin d’être spontané dans nos civilisations. Faites l’effort de serrer la main, de toucher le bras, l’épaule, d’embrasser un parent. La personne se sentira importante à vos yeux et enveloppée d’affection.

Sources :

Ci-dessous, texte d'Isabelle BAYER

Accompagner quelqu’un, ce n’est pas le précéder, lui indiquer la route lui imposer un itinéraire ni même connaître la direction qu’il va prendre. C’est marcher à ses côtés en le laissant libre de choisir son chemin et le rythmer de son pas. (VESPIEREN: Face à celui qui meurt - PARIS - Desclée de Brouwer)

La mort proche n’est pas la mort immédiate, le temps qu’il reste à vivre n’est pas un temps vide mais un itinéraire où peut se manifester la vérité du sujet, un combat aussi qui réveille des défenses qui structurent la vie psychique de chacun.

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